Au
printemps, avant d'apercevoir la ligne bleue de la mer annonçant
l'approche de la ville, le voyageur arrivant de Tunis est enivré
par les odeurs raffinées émanant des maisons et des jardins.
Nulle part ailleurs, on ne consomme autant d'eaux de fleurs et on n'en fabrique
en aussi grande quantité.
Le
Nabeulien croit aux vertus du z'har, cette eau parfumée que l'on
obtient en distillant les fleurs du bigaradier. Il arrose d'un verre d'eau
de fleurs d'oranger les graines de son couscous ou en parfume avec pâtisserie
et boissons. Le z'har soulage aussi les maux de tête et des insolations.
Les Nabeuliens distillent aussi les pétales de rose pour obtenir
l'eau de rose (Ward) qui aromatise les entremets sucrés et les pâtisseries.